
et si je vous disais pourquoi j'ai crée l'institut de formation refaela

La vérité, c'est que l'Institut est né d'une frustration. Pendant longtemps, j'ai cherché une formation qui me ressemble — une formation où la naturopathie ne soit pas amputée de ce qui la rend vivante — et je ne l'ai pas trouvée. Alors je l'ai construite.
Ce qui me dérangeait profondément dans ce que je voyais, c'est cette façon de découper l'être humain en tranches. Les plantes ici, la physiologie là, et la dimension spirituelle… absente, ou reléguée à un petit module optionnel comme si c'était un luxe. Mais comment accompagner quelqu'un dans sa globalité quand on a soi-même appris à le fragmenter ? Ça ne tient pas. Et au fond, toutes celles qui ont senti que quelque chose leur manquait dans leur formation le savent déjà.
Moi, je voulais que mes élèves comprennent vraiment le corps humain, pas en survoler les grandes lignes, mais le connaître avec une profondeur suffisante pour saisir ce que fait réellement une plante lorsqu'elle entre en contact avec lui, au niveau cellulaire, hormonal, nerveux. Parce qu'il y a une différence immense entre savoir qu'une plante "soutient le foie" et comprendre pourquoi, comment, sur quels mécanismes elle agit. C'est cette compréhension-là qui fait une vraie praticienne, et c'est elle que je voulais transmettre.
Et puis la spiritualité , je n'étais pas prête à en faire l'impasse. Non pas par idéalisme, mais parce que je crois sincèrement qu'une naturopathe doit vivre ce qu'elle enseigne. Elle est appelée à tenir un espace de soin pour d'autres femmes, et cet espace-là demande une certaine profondeur intérieure, une certaine honnêteté avec soi-même. On ne guide pas vers des endroits où on ne s'est pas soi-même aventurée. Alors chez Réfaèla, la spiritualité n'est pas un ornement, elle est une colonne vertébrale.
Mais ce qui me tenait vraiment à cœur, ce que je ne voulais sacrifier sous aucun prétexte, c'est la proximité avec chacune de mes élèves. J'ai vu trop de formations où l'on reçoit les mêmes contenus standardisés que des centaines d'autres personnes, sans que personne ne vous connaisse vraiment, sans que votre parcours soit pris en compte dans ce qu'il a d'unique. Alors j'ai fait le choix d'intégrer des cours particuliers au sein même de la formation, pour que nous puissions travailler ensemble, vraiment ensemble, sur votre évolution spécifique, vos questions propres, vos zones d'ombre à vous. C'est plus exigeant pour moi, mais c'est la seule façon de former avec intégrité.
Et je dois dire quelque chose que je n'aurais peut-être pas anticipé au départ : chacune de mes élèves me fait grandir. Chaque femme qui entre dans cet espace m'apporte une perspective, une question, un angle que je n'avais pas encore considéré, et je repars de chaque accompagnement un peu plus loin que j'étais. Réfaèla est vivante parce qu'elle est nourrie par toutes celles qui y cheminent, et moi la première.