
Mot de la fondatrice
La transmission des connaissances n’a jamais été, à mes yeux, une simple accumulation de savoirs. Elle est un passage, un lien vivant entre celles qui ont reçu et celles qui s’apprêtent à recevoir. J’ai toujours compris la transmission comme une responsabilité profonde : celle de ne pas laisser le savoir se figer, mais de le faire circuler, de le maintenir vivant.
Depuis toujours, je me suis sentie habitée par une âme d’une autre époque, sensible aux savoirs anciens, aux gestes oubliés, aux connaissances transmises de main en main plutôt que consignées dans l’urgence. Très tôt, j’ai compris que cette sensibilité n’était pas un hasard, mais un appel. Ma réparation, mon chemin, résidait dans le fait de réparer le réceptacle du savoir, en particulier celui lié aux plantes médicinales, à leur sagesse et à leur puissance silencieuse.
La spiritualité est la source de cette transmission. Elle est semblable à l’eau : invisible parfois, silencieuse toujours, mais indispensable. C’est elle qui irrigue le savoir, qui permet aux connaissances de s’enraciner, de croître et de devenir vivantes en chacune de nous. Sans cette source, la connaissance demeure sèche ; avec elle, elle devient transformation.
L’Institut Réfaèla est né de cette conviction intime : apprendre, c’est aussi se laisser traverser. Les enseignements proposés ne visent pas uniquement à former des professionnelles compétentes, mais à éveiller une conscience, une présence, une manière d’habiter le soin et le monde. Le savoir transmis est appelé à être pratiqué, éprouvé dans le quotidien, et intégré dans la réalité du vécu.
J’ai souhaité créer un cercle de femmes, unies par la même exigence et la même responsabilité : pratiquer avec justesse, humilité et engagement, et transmettre à leur tour ce qu’elles auront reçu. Un cercle vivant, où le savoir circule comme l’eau, nourrissant celles qui viennent après, sans jamais s’épuiser.
Réfaèla est avant tout cela : un lieu de transmission consciente, où la connaissance redevient source, et où chaque femme est invitée à restaurer, en elle et autour d’elle, un savoir vivant, incarné et fécond.
— Flavia, Fondatrice de l’Institut Réfaèla